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vendredi 1 juin 2012

Le passage dans le tunnel


Le passage dans le tunnel
01/06/2012


"Nous aimerions vous parler de ce que vous appelez la mort et que nous appelons la vie. Nous n’en avons pas parlé depuis longtemps, et nous le jugeons maintenant nécessaire pour vous donner davantage d’explications, pour que vous compreniez beaucoup mieux le processus du passage.
Tout le monde a entendu parler du tunnel et de la lumière au bout du tunnel. Ce n’est pas toujours ainsi que cela se passe.
Le passage dans le tunnel peut être fulgurant ou relativement long en fonction des âmes et leur évolution, et surtout en raison de leur attachement très profond à la troisième dimension et aux êtres du plan de la Terre qu’elles ont quittés.




Certains êtres sont très attachés à leurs biens matériels, à tous ceux qu’ils ont aimés (l’Amour les relie pourtant pour l’éternité) ; leur tristesse est profonde et ils ne veulent pas quitter le plan de la Terre, même s’ils n’ont plus de corps. Ils sont dans ce tunnel mais n’avancent pas ; au bout, ils voient la lumière mais sont beaucoup plus attirés par la lumière très faible du plan de la Terre qu’ils viennent de quitter. Ils sont donc un peu perdus et souvent malheureux.
C’est pour cette raison que dans les religions, dans les traditions, il a souvent été demandé de prier pour les âmes en partance afin qu’elles puissent aller le plus rapidement possible vers la Lumière et sur les plans qui sont les leurs, afin qu’elles ne traînent pas dans les limbes, afin qu’elles ne traînent pas sur les plans intermédiaires.
Pour tous ceux qui ont fait un cheminement spirituel, le passage se fait de façon totalement différente. Si la personne qui a quitté le plan de la Terre s’est libérée de tous ses attachements excessifs, si elle a totalement accepté son départ sur les plans de lumière, si elle se détache rapidement des êtres qu’elle a aimés, le tunnel n’existe pratiquement pas.
Une magnifique lumière se présente devant l’âme qui a quitté le plan de la Terre, la porte dont nous vous avons souvent parlé. La porte qui sert de passage entre les deux mondes est souvent une porte de lumière blanche et non de lumière dorée. La lumière dorée sert d’une autre manière.
Donc l’âme se présente devant cette porte, et souvent, lorsqu’elle a quitté la densité, et avant qu’elle ne la franchisse, les âmes de ceux qu’elle a aimés et ses guides viennent l’accueillir. Dès que l’âme a quitté le corps, elle se retrouve entourée d’êtres qu’elle a aimés lors de multiples vies, mais pas forcément sur cette Terre. Ces êtres l’accompagnent jusque devant cette porte de lumière blanche.
Son passage a lieu dans la joie car elle ne se retourne pas ; elle avance dans la sérénité, dans l’Amour et dans la confiance vers sa nouvelle destinée. Pendant un certain laps de temps elle n’éprouve même plus d’attachement pour ceux qu’elle a quittés ; elle est toute dans l’attention de ce qu’elle devient. Ensuite, lorsqu’elle a passé la grande porte de lumière blanche, lorsqu’elle est sur son nouveau plan d’existence, dans sa nouvelle vie, elle peut se retourner, elle peut voir, aimer et protéger tous les êtres qu’elle a laissés dans l’ancienne vie.



L’âme est paisible et sereine. Il n’y a plus de manque, de souffrance, et même parfois, pour certaines âmes, de désespoir d’avoir quitté le plan de la Terre.
C’est ainsi que cela se passera pour tous ceux qui ont fait un cheminement et qui doivent passer cette porte de lumière blanche, à la seule condition qu’ils ne se retournent pas.
Nous n’allons pas faire l’histoire car ce n’est ni le lieu ni le moment, mais lorsqu’Abraham a été contacté par des êtres lumineux qui sont venus, d’une certaine manière, détruire Sodome et Gomorrhe, ils ont dit à Loth et à son épouse qui ne pouvaient pas comprendre ce que cela voulait dire : « ne vous retournez pas ».
C’était un symbole et non la réalité. Cela voulait dire : ne vous retournez pas lorsque vous quitterez le plan de la Terre, car si vous vous retournez vous serez attirés par ceux que vous avez laissés et qui sont dans la souffrance, parfois dans le désespoir, et vous aurez beaucoup plus de mal à franchir la magnifique porte de lumière blanche.
Bien évidemment, l’épouse de Loth n’a pas été transformée en pierre ! Elle a gardé son attachement pour la planète Terre et n’a pas pu accomplir son plan d’évolution dans une autre dimension. Beaucoup de ce qui vous a été donné dans les écritures fait partie de la symbolique, mais pour les êtres qui vivaient sur ce monde il y a plusieurs milliers d’années, il fallait qu’il en soit ainsi ! Nous ne disons que cela ne s’est pas passé de cette façon, mais là n’est pas la question.
Nous vous donnons cet exemple pour bien vous faire comprendre que lorsque vous êtes engagés sur le chemin du retour il ne faut pas vous retourner ; il faut avancer dans l’Amour et dans la confiance, car si vous vous retournez au moment de passer la porte et si vous voyez la souffrance de ceux que vous avez laissés, et malgré l’aide des âmes qui vous entourent, vous aurez beaucoup de mal pour franchir cette porte. Certes vous la franchirez à un certain moment, mais vous resterez devant elle pendant des moments précieux qui vous auraient permis d’être de l’autre côté dans le bonheur, dans la sérénité et dans l’Amour.
Que se trouve-t-il derrière cette porte ?
Derrière cette porte se trouve un lieu que nous allons appeler un sas. Dans ce lieu, se trouvent énormément d’âmes qui sont dans la joie, dans la sérénité et dans l’Amour, et qui sont infiniment heureuses d’accueillir le nouvel arrivant.



L’âme du nouvel arrivant est dirigée vers le lieu de sa future vie. Si elle a beaucoup souffert dans son corps au travers d’un accident ou d’une longue maladie, elle sera dirigée vers ce que nous pourrions appeler un « hôpital de Lumière », afin que toute la souffrance qui est imprégnée en elle soit dissoute et qu’elle puisse recréer son futur corps énergétique avec l’aide des Etres de Lumière.
Tout se fait d’une façon très agréable pour l’âme. Il n’y a pas de souffrance du départ de la Terre, et petit à petit une joie immense l’imprègne ; elle oublie totalement tout ce qu’elle a pu vivre, qu’elle a été et ce qu’elle a connu avant. Elle se reconstruit dans l’Amour, dans la Sagesse, dans une vibration extrêmement haute. »
Ils me montrent ce lieu, mais je ne sais pas si c’est une image ou la réalité. Il y a un dôme extrêmement lumineux sous lequel se trouvent des couches, des sortes de lits sans couvertures sur lesquels sont allongés beaucoup d’âmes. Du sommet de ce dôme est projetée sur elles une lumière très fluctuante qui a toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.
Elles restent dans ce lieu un certain temps. Mes frères de Lumière ne me précisent pas la durée parce que le temps n’a aucune existence là où se trouvent les âmes et là où ils se trouvent.
« Lorsque les âmes qui étaient en grande souffrance se « réveillent », en quelque sorte, elles retrouvent un nouveau corps, et à ce moment-là on leur donne accès à ce qu’elles ont été, à toutes les expériences qu’elles ont vécues. C’est comme si on leur montrait le livre de leur vie, avec les choses positives et les choses négatives, car dans une vie elles ont vécu plusieurs expériences de joie, de souffrance, de tristesse et de peur. A ce moment-là, les êtres qui ont aidé à la création de ce nouveau vêtement lui demandent :
« Que penses-tu de ce qui a été ta vie ? Penses-tu avoir convenablement géré toutes tes expériences ?
Ne porte aucun jugement sur tes actes, sur la façon dont tu as aimé, sur la façon dont tu aurais pu aimer et sur celle dont tu n’as pas aimé ! Regarde, tout simplement, défiler tout ce que tu as pu être avec tes émotions, tes manquements. Ensuite, toi seule fera le bilan. Nous ne pouvons pas le faire, c’est toi qui fera le bilan de ta vie, et tu verras les points faibles, ce que tu aurais pu mieux faire, là où tu aurais pu avoir plus d’Amour, plus de tolérance, plus de compréhension ».




A la fin de ce cycle, il sera donné un immense cadeau à toutes les âmes, parce qu’à côté des Etres de Lumière et de l’âme qui voit défiler sa vie, il y a ce que vous appelez les Seigneurs du Karma, ceux qui gèrent les expériences.
Il n’y aura plus de karma puisqu’il n’y aura plus de troisième dimension ! Alors les expériences qui n’auront pas été totalement réussies ne seront pas pénalisées par ce que vous appelez la loi de cause à effet, car les âmes qui seront dans ce lieu, devant leur propre vie, auront compris tellement de choses ! Elles seront certaines de plus refaire les erreurs qu’elles ont faites dans la densité. Elles comprendront aussi que vivre dans la densité n’est pas toujours facile et que, quoi que puisse être l’âme, et même si elle est très évoluée, elle peut toujours faire des erreurs.
Les Seigneurs du Karma tiendront compte de tout ce qu’auront pu expérimenter les âmes depuis leur création. Il ne sera plus statué sur une vie, il sera statué sur les centaines, voire les milliers de vies qu’elles auront vécues, et le bilan sera effectué sur la totalité des expériences vécues. A ce moment les âmes seront dirigées dans telle ou telle direction pour aider.
Certaines désireront partir et ne plus revenir dans l’environnement de la Terre. Elles partiront très loin, suivant leur désir, leur destinée et leur appartenance.
Le travail sera très important pour celles qui auront choisi d’aider toutes les âmes en partance de la Terre ; les âmes qui ont formulé le désir de recevoir les âmes en partance de la Terre pour aller sur les plans de Lumière seront assistées par les Etres de Lumière.




Elles viendront chercher, au sortir de leur vie terrestre, celles des êtres qui ont encore énormément d’attachement pour la Terre, qui ont beaucoup de mal à quitter leur argent, à quitter ceux qu’ils ont profondément aimé ou tout simplement leur vie. Il sera cependant très difficile pour ces âmes de traverser le tunnel pour aller vers la Lumière, car elles auront encore trop d’attirance pour la Terre ; elles se retourneront, donc le travail sera beaucoup plus difficile pour ceux qui aident.
C’est pour cette raison que ceux qui sont restés sur Terre devront beaucoup prier pour que ces âmes aillent vers la Lumière, prier même pour des inconnus, pour tous ceux qui quittent le plan de la Terre, parce que vous ne savez pas s’ils passeront le grand tunnel ou s’ils iront très rapidement vers la porte de lumière blanche (le passage peut être très court ou beaucoup plus long).
Ceux qui traverseront le tunnel n’iront pas dans le même sas, dans la même « région » de l’astral, (bien que le mot « astral » ne soit pas tout à fait le mot qui convienne mais que nous utiliserons pour votre compréhension). Ils seront pris en charge et, d’une certaine manière, éduqués. On leur expliquera où ils sont, on leur dira qu’ils n’ont plus de corps ; certains se révolteront et ne voudront pas le comprendre. Le travail sera beaucoup plus difficile pour les âmes qui viendront accueillir ceux qui ont encore un grand attachement pour le plan de la Terre. Petit à petit, avec l’aide reçue, le détachement diminuera et le travail se fera.
C’est pour cela que vous, humains, avez aussi un rôle important à jouer, parce que depuis le plan de la Terre vous pouvez aider tous ceux qui partent, tous les inconnus, tous ceux qui sont un peu perdus. Lors de vos prières et avec Amour, vous pouvez projeter la Lumière sur eux afin qu’ils traînent beaucoup moins longtemps dans les endroits un peu tristes, un peu gris, afin qu’ils aillent le plus vite possible sur leur nouveau plan d’existence.
De toute façon, toute l’humanité devra passer par une porte. Le passage dans la dimension supérieure se fera toujours par une porte, mais pas de la même manière pour chaque âme ».
Ils me disent encore ceci concernant les âmes qui auront franchi la porte de lumière blanche :
« Il leur sera donné la possibilité de retourner très rapidement sur la Terre de cinquième dimension et de s’y stabiliser pour accueillir tous les êtres qui transiteront et qui se trouveront pratiquement directement dans cette dimension. Ils n’auront pas à passer par le corps qu’ils laisseront sur la Terre. Ils passeront par la transformation structurelle de leur corps.
Nous ne vous parlerons pas de cela, car se serait susceptible de créer chez vous des peurs inutiles et surtout de l’incompréhension. Sachez que s’il y a transition, et il y aura transition, tout sera différent, et ce qui existe actuellement en troisième dimension ne sera plus tel qu’il est actuellement.
C’est pour cette raison que pendant tant et tant d’années nous avons été proches de vous ; c’est pour vous familiariser avec ce qui vous attend de l’autre côté, et c’est également pour vous réveiller que mois après mois nous avons été présents auprès de vous, que nous vous avons enseigné.
Vous avez beaucoup oublié, mais à force que les choses vous soient répétées, elles s’imprègnent en vous, elles prennent forme et seront d’une grande utilité au moment opportun ; nous disons bien « d’une grande utilité au moment opportun », quel que puisse être ce moment ».
Ils me disent :
« Il est important que vous fassiez un travail de projection de Lumière et d’Amour sur toutes les âmes qui quittent le plan de la Terre ».
Ils me montrent des petites énergies plus ou moins lumineuses. Ce ne sont pas des sphères, leur forme est plus allongée que celle d’une sphère.
Imaginez que vous voyez des centaines et des milliers d’âmes que vous voyez comme de petites énergies. Créez un grand chemin de lumière dorée, et par votre Amour, par la Lumière émanant de votre Divin, vous dirigez toutes ces âmes vers ce chemin d’Amour et de Lumière. Projetez votre conscience sur ces âmes.
Faites comme si vous étiez un berger qui désire rassembler ses moutons pour les remmener chez eux. Si vous voyez des âmes éparses, ramenez-les vers la Lumière.




Lors de vos méditations, pensez souvent à envoyer de la Lumière et de l’Amour à toutes les âmes qui quittent le plan de la Terre afin qu’elles ne se retournent pas, qu’elles n’éprouvent pas de souffrance et qu’elles aillent le plus vite possible chez elles, sur leur nouveau plan d’existence, dans leur nouvelle demeure".
Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :
  • qu'il ne soit pas coupé
  • qu'il n'y ait aucune modification de contenu
  • que vous fassiez référence à notre site http://ducielalaterre.org
  • que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu 

lundi 28 mai 2012

Faire le point sur la mort ....

Question : J'avais la certitude intérieure que j'étais capable d'accepter sereinement le départ d'un être proche. Aujourd'hui, ma mère est en train de mourir et très souvent la tristesse me submerge. Pourquoi reste-t-il toute cette souffrance en moi ?



Pourquoi ne t'autorises-tu pas à vivre ce deuil, à vivre cette perte et en le vivant comme une perte ?
 Parce que, pour l'illusion, c'est une perte.
 Ce sac de "nourriture", qui fut ta mère, va disparaître et toi tu restes.
 Il y a un manque de quelque chose. Pourquoi empêcherais-tu cela de se manifester ?
 Réfuter n'est pas empêcher une manifestation.
 Se croire fort, parce que l'on vit des expériences de Soi (ou du Soi) est très, très vite rattrapé par ce genre de perte, par ce genre de disparition.
 Qu'est-ce que cela montre, sans aucune culpabilité ? C'est que le Soi n'est pas Éternel.
Seul l'Absolu est Éternel. Si tu es affectée, accepte de regarder.
 Tu n'es pas à critiquer. Tu n'es pas à replacer, quelque part, mais, simplement, être lucide que la mort te renvoie à ta propre mort et donc t'appelle à envisager, de manière brutale : qu'est-ce que la mort ?

Comment envisages-tu ta propre mort ? Si tu acceptes que ce qui meurt n'est pas toi mais, juste, ce sac de nourriture et sa conscience.
Ta mère n'a représenté qu'une projection synchrone de toi-même (elle dans son corps) et la traduction d'un certain nombre d'affects qui, dès le départ, sont éphémères et ne sont pas reconnus comme tels. Il y a donc une dépendance, un attachement, une souffrance, qui est liée à la perte. Cela t'appelle, simplement, à vivre l'expérience.

 Á voir cela. Le Soi ne peut jamais dépasser la mort (dans tous les sens du terme). Seul l'Absolu fait cela. Parce que la vie et la mort sont intimement liées, dans l'illusion.
 Dans l'Absolu, il n'y a ni vie, ni mort.
 Tant que vous n'êtes pas capables d'aimer sans la présence de celui qui est aimé, quel est cet amour ?
 Pour quelle raison y aurait-il un manque pour celui qui est Amour ?
 De qui que ce soit ou de quoi que ce soit. Les liens familiaux disent bien ce qu'ils veulent dire : ce sont des liens. Ces liens vous rassurent, parce qu'ils créent un sentiment de pérennité, parce qu'une mère se pérennise dans son enfant qui, à son tour, se pérennise, elle-même, dans un autre enfant.
 Alors que l'ensemble ne représente que des projections. Est-ce que ta souffrance va durer au-delà d'un temps ? Est-ce qu'elle sera la même dans 6 mois ? Parfois oui, parfois non. C'est la rupture, le sentiment de perte, qui déclenche cela.
 Parce que qu'est-ce qui croit qui a perdu quelque chose, si ce n'est l'ego ?
 Si tu changes de regard, tu verras que ce que tu Es ne souffre pas.
Pour un moment transitoire, tu es sortie du fauteuil et tu es rentrée dans le rôle de l'acteur et de l'interaction avec un autre acteur.
 Cette interaction ne veut rien dire, parce que celui que tu as aimé, en tant que mère, ailleurs, est un être qui a été ton bourreau.
 Donc tu es influencée et marquée par l'instant, l'instant du lien (ici, appelé création ou procréation). Il y a nécessairement cette perte et la peur de la perte, qui est inscrite en toi. Parce que celui qui sait ce qu'est la mort ne peut être affecté par la mort d'un proche.
 Au contraire, si il pense au mort, il devrait être content et heureux, parce qu'il est sorti de l'Illusion, alors que, toi, tu y restes.

 Où mettez-vous l'amour ? Le mettez-vous dans le lien et dans la dépendance ? Ou alors, le mettez-vous dans le fait qu'un être soit Libéré de la limitation, de l'enfermement, de l'ignorance ? Ça prouve, aussi, que tu te places de ton point de vue, mais pas du point de vue de celui qui part, non pas dans sa souffrance, mais dans sa Libération à venir.

Vous envisagez la mort comme une perte. Mais la mort est tout sauf une perte. Je pourrais vous répondre que la vie est une perte, ici.
 Oui, parce que vous perdez l'Absolu. Là, est la vraie perte.
Tant que vous considérez que la perte de votre corps, d'un lien, quel qu'il soit, vous affecte, cela signe la personnalité, ou le Soi.
 Celui qui est, réellement, en Absolu, sait très bien que la mort est une naissance. La vraie naissance.
 Pas celle qui vous conduit à vous projeter dans ce corps dans lequel vous habitez.
 Vous êtes inversés, parce que ce monde est inversé.
 Et vous souffrez de l'inversion quand celle-ci disparaît. Accepte la souffrance. Vis-la. Mais comprends-en le sens, l'attachement, qui est derrière.
 Tant que tu es soumis à ce genre de réaction, accepte de le voir, mais voit plus loin que cela, parce que cela traduit autre chose que la simple perte affective de celle qui t'a nourrie et mise au monde. C'est bien plus que cela.
Alors que, dans d'autres pays, la mort est une fête, il y a un tel culte de la personnalité et de l'éphémère, dans ce monde, que vous fêtez les naissances. Vous vous réjouissez, quand une âme est enfermée à nouveau. Vous le voulez, même, en tant que mère (enfermer des âmes), parce que vous êtes seuls. Si vous allez au bout de cette logique, vous verrez apparaître, clairement, les manques, le besoin de se remplir d'illusions.
 L'instinct de reproduction, qui appelle à la vie, n'est qu'un appel à la mort. Vous êtes Éternels et vous êtes Amour. Pourquoi travestir l'Amour dans une quelconque naissance ? Ou la perte d'un amour dans une quelconque mort ?
 Conceptualisez et vivez que ce n'est qu'un point de vue et une position et que, de cette position, là où vous êtes, découle la souffrance ou la non souffrance. La souffrance n'existe pas. Quand tu meurs, est-ce que tu emportes ta souffrance ? Est-ce que celui qui a souffert, au moment de sa mort, est capable d'emporter sa souffrance, comme ses joies, d'ailleurs ?
 Tant que vous vous placerez, vous-même, dans l'éphémère, quel que soit cet éphémère (un enfant ou un parent, dans ce corps qui est le vôtre), vous souffrirez, parce que l'éphémère est souffrance. Il n'est pas question de renier la souffrance mais de voir, clairement, ce qui se déroule.

Veux-tu simplement que tes Samadhis et ta Joie soient des alternances avec la souffrance ? Ou veux-tu ne plus être tributaire de toute souffrance ? La souffrance n'est jamais inéluctable. Elle n'est qu'en résonance avec un point de vue. N'oublie pas que la souffrance, avant tout, est un processus chimique, que cette souffrance soit physique ou psychologique.
 La conscience joue à souffrir. L'Absolu ne peut souffrir. Même si ce corps est touché. Et je parle d'expérience. D'ailleurs, l'expression même, quand vous dites : «je suis malade», «j'ai un cancer», «j'ai un deuil», qui est-ce qui a un deuil, qui est-ce qui a un cancer ? Ce corps.
 Pas vous. Mais vous êtes tellement attachés à votre personne que vous ne voyez rien d'autre que votre personne.
Posez-vous la question de pourquoi vous êtes attachés à l'éphémère, alors que vous savez qu'il est éphémère et que l'éphémère est souffrance, nécessairement. Demandez à un bébé, s'il en avait le souvenir, s'il est heureux d'être là. Il est heureux où ? Dans le ventre. Mais pas quand il sort.
Demandez à un mort, qui est mort (mais pas avant qu'il meure, mais après) : est-ce qu'il est content ? Donc, vous projetez, sans arrêt, vos cadres de références, par rapport à votre manque.
 Réfléchissez. S'il n'y avait pas de place pour le manque, en vous, pourquoi manifester une quelconque souffrance pour celui qui est Libéré ?
 En fait, votre point de vue est égoïste. Vous manquez d'amour et donc, vous manquez de respect pour celui qui est dans l'Amour, puisqu'il part, ou qu'il est parti. Et vous aimez celui qui arrive. Du point de vue de la personne et de la logique humaine, familiale et sociale, c'est parfait.
 Du point de vue de l'Absolu, c'est tordu. C'est complètement à l'envers.

 Et c'est la Vérité. Qu'est-ce que vous exprimez quand le manque de l'autre vous prend ?
 Le manque de vous-même, simplement, puisque l'autre est vous.
 Alors, c'est bien beau de parler d'amour et de dire que tout est Un et d'en faire l'expérience. Et vient une séparation ou une perte. Qu'est-ce que vous manifestez ? La souffrance. La Joie est envolée. Pourquoi ? Toujours pareil : à cause du manque. Et le manque s'inscrit comme une subdivision de la peur. Parce que, ici, sur ce monde où vous êtes, vous êtes séparés, divisés et vous êtes seuls. Parce que la personnalité vit cela. Est-ce que l'Absolu est seul ? C'est impossible de réfléchir comme cela. L'Absolu n'est ni seul ni entouré. Il est Tout.

 Dans le Tout, il n'y a pas de manque. C'est vous qui êtes en manque. Et vous cherchez partout, ailleurs : par la spiritualité, par la psychologie, par cette quête effrénée de vous-même et vous oubliez que tout est déjà là. Et vous maintenez le spectacle. Le théâtre, il est éternel. Vous rejouez les mêmes actes, les mêmes scénarios, les mêmes souffrances, de vie en vie. Est-ce que vous êtes cela ? Est-ce que vous êtes cet éphémère, qui se reproduit sans arrêt avec les mêmes manques, les mêmes souffrances, les mêmes terreurs. C'est cela votre point de vue ?
 Réfléchissez. Vous n'êtes pas la souffrance. Ça ne veut pas dire ignorer la souffrance, mais ne pas être identifié. Elle est là. Qu'est-ce qu'elle montre ? Il n'y a pas de porte de sortie, là non plus, excepté l'Absolu ou la mort. Mais vous ne pouvez réfuter la vie ou mettre fin à la vie, parce que l'Absolu contient aussi cette vie, inversée.
 L'Absolu n'est pas exclu de la vie, même ici. C'est impossible. Voilà ce que dit la perte d'un être cher. Quelle que soit cette perte, il faut aller au-delà. Parce que la souffrance n'exprimera, en définitive, que, toujours et exclusivement, la personnalité et ses manques, ses frustrations, même à travers ce qui est nommé un lien d'amour.
 Ce n'est pas la Liberté. Osez aller de l'autre coté, là où est l'Éternité, là où est la vraie Liberté et la vraie Joie, le Rire, au-delà de toutes les circonstances de cette vie, de ce corps. Á vous de savoir ce que vous voulez : maintenir la souffrance ou être Absolu ?