La vraie religion consiste à éprouver expérimentalement que « l’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes les enfants de Dieu ». La religion ne consiste pas en des propositions théologiques, mais dans la clairvoyance spirituelle et la sublimité de la confiance de l’âme. : . ( . )
Votre nature la plus profonde — l’Ajusteur divin — crée en vous une faim et une soif de droiture, un certain désir intense de perfection divine. La religion est l’acte de foi par lequel on reconnait cette impulsion intérieure d’accomplissement divin.
Ainsi naissent la confiance et l’assurance de l’âme que vous reconnaissez être le chemin du salut, la technique de survie de la personnalité et toutes les valeurs que vous êtes parvenu à considérer comme vraies et bonnes.
C’est cette même personnalité spirituelle, sous une forme primitive et embryonnaire qui, en la possession de l’Ajusteur, survit à la mort naturelle dans la chair.
Cette entité composite d’origine spirituelle associée à une expérience humaine est rendue capable de survivre (conservée par l’Ajusteur) à la dissolution du moi mental et matériel.
Elle y parvient au moyen du chemin vivant fourni par les Fils divins quand l’association temporaire du matériel et du spirituel est rompue par la cessation du mouvement vital. : . ( . )
Par la foi religieuse, l’âme de l’homme se révèle et démontre la divinité potentielle de sa nature émergente par la manière caractéristique dont elle incite la personnalité mortelle à réagir à certaines situations intellectuellement et socialement éprouvantes.
La foi spirituelle authentique (la vraie conscience morale) se révèle en ceci :
1. Elle fait progresser l’éthique et la morale malgré les tendances animales inhérentes et adverses. : . ( . )
2. Elle produit une sublime confiance dans la bonté de Dieu, même en face de déceptions amères et de défaites écrasantes. : . ( . )
3. Elle engendre une confiance et un courage profonds malgré l’adversité naturelle et les calamités physiques. : . ( . )
4. Elle fait preuve d’un équilibre inexplicable et d’une tranquillité fortifiante, en dépit de maladies déconcertantes et même de souffrances physiques aigües.
5. Elle conserve à la personnalité un sang-froid et un équilibre mystérieux en face des mauvais traitements et des plus flagrantes injustices. : . ( . )
6. Elle maintient une confiance divine dans la victoire finale, malgré les cruautés d’un destin apparemment aveugle et l’indifférence apparemment complète des forces naturelles envers le bienêtre humain. : . ( . )
7. Elle persiste à croire inébranlablement en Dieu malgré toutes les démonstrations contraires de la logique, et résiste avec succès à tous les autres sophismes intellectuels. : . ( . )
8. Elle continue à montrer une foi indomptable en la survie de l’âme, sans se soucier des enseignements trompeurs de la fausse science ni des illusions persuasives d’une philosophie spécieuse. : . ( . )
9. Elle vit et triomphe indépendamment du fardeau écrasant des civilisations complexes et partielles des temps modernes. : . ( . )
10. Elle contribue à la survivance continue de l’altruisme en dépit de l’égoïsme humain, des antagonismes sociaux, des convoitises industrielles et des dérèglements politiques. : . ( . )
11. Elle adhère fermement à une croyance sublime à l’unité de l’univers et à la gouverne divine, sans se préoccuper de la présence troublante du mal et du péché. : . ( . )
12. Elle continue imperturbablement à adorer Dieu en dépit de tout, et quoi qu’il arrive. Elle ose déclarer : « Même s’il m’immole, je le servirai. » : . ( . )
Nous savons donc, par trois phénomènes, que l’homme a un esprit ou des esprits divins qui l’habitent ; premièrement par expérience personnelle — la foi religieuse ; deuxièmement par révélation — personnelle et raciale ; et troisièmement par l’étonnante manifestation des réactions extraordinaires et non naturelles à son environnement matériel dont nous venons de donner des exemples en décrivant douze accomplissements de caractère spirituel en face de situations effectives et éprouvantes de l’existence humaine réelle.
Livre d’Urantia .-
Ndr Daath10 :
Le mot « religion » me dérange toujours. Je l’associe trop souvent aux hommes qui ont manipulé les textes, les écrits et les consciences, sans oublier les intérêts matériels et monétaires qui ont parfois accompagné ces institutions.
La foi intérieure, en revanche, me paraît d’une tout autre nature. Elle est présente en chacun de nous, silencieuse, intime et libre. Elle ne demande ni intermédiaire, ni institution, ni pouvoir sur les consciences.
Accordée par l’Esprit Saint ,ou, dans le langage du Livre d’Urantia, par l’Ajusteur de pensée , elle constitue une présence intérieure qui nous accompagne dans notre évolution.
Cette foi-là me paraît tellement plus harmonieuse, plus pure et sans tache : elle ne cherche pas à dominer, mais à éveiller ; elle ne demande pas d’obéir à un homme, mais d’écouter cette présence divine au plus profond de soi.