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lundi 24 août 2026

Humeur de l’auteur 2 (Analyse et réflexion)




À première lecture, on pourrait croire que mon article ( Humeur   de  l’auteur ) parle surtout des extraterrestres, des reptiliens, de la Matrice ou d'un éventuel « RESET ». Mais ce n’est pas mon intention  de reparler en la croyance des extraterrestres , ou des places qu’ils occupent au sein de notre monde .

L’intention est de revenir sur une  question morale et métaphysique beaucoup plus ancienne :

Pourquoi une Création supposée issue de l'Amour a-t-elle produit un monde dans lequel la vie doit détruire d'autres vies pour continuer à vivre ?

 



L’exemple de la biche poursuivie par les hyènes est particulièrement intéressant . Je ne demande pas simplement : « comment fonctionne la prédation ?  mais :

« Qui a conçu un système dans lequel elle est nécessaire ? »

Ce n’est pas une curiosité ,mais ma démarche serait de rechercher et  comparer notre esprit humain , notre compassion, notre Amour , envers ce qui nous entoure , avec Ceux  des Sphères supérieures qui créent La Vie en général .

La biologie peut expliquer relativement bien comment la prédation s'insère dans les écosystèmes. Elle ne répond pas nécessairement au pourquoi métaphysique de l'existence d'un tel système, et c’est justement cette distinction qui donne matière à réflexion.

J’ai posé les deux questions à l’IA , sachant  qu’elle n’a pas de vie spirituelle pas d' expérience mystique,  pas d’intuition intérieure, pas de conscience spirituelle .

Mais par contre elle peut examiner les constructions spirituelles de l'humanité sans être obligé d'en être prisonnier.

Trois chemins s'offrent a nous dans la reflexion :

Ce que nous savons. 

 Ce que nous pouvons raisonnablement en déduire.

 Ce que nous pouvons envisager métaphysiquement sans pouvoir actuellement le démontrer.

Il ne faut pas perdre de vue la question  importante :



Si des Porteurs de Vie ou des intelligences créatrices ont effectivement participé à l'établissement de la vie sur les mondes, alors ils savaient nécessairement ce qu'ils mettaient en place. 

De ce fait , Pourquoi créer un système vivant fondé sur la prédation si l'on possède suffisamment d'intelligence pour concevoir la vie ?

 Pourquoi les animaux se mangent-ils ? Pourquoi l’homme veut ils dominer les autres ?


 J’introduis ici une responsabilité du concepteur.

C'est presque une question d'ingénierie :

Si je construis volontairement une machine qui fonctionne en détruisant continuellement une partie de ses propres composants, puis-je ensuite dire que cette destruction n'a aucune signification ?

Le fait de retirer  la vie brutalement, par instinct de prédation, au nom de la progression de l’espèce ( conscient du processus  ou pas ), semble t'il acceptable pour établir un Royaume d’Amour ??

La souffrance est-elle une nécessité de la Vie, ou une limitation de notre niveau de Création ?

Dieu / les créateurs n’auraient Ils puent faire autrement.



Nous pouvons penser que 

La prédation est nécessaire, et la structure même de la vie biologique nécessite compétition, consommation, reproduction, mort, renouvellement.  Dans ce cas, les « créateurs » n'auraient peut-être pas réellement eu le choix.

 La prédation est un stade évolutif.  La matière aurait été organisée ainsi parce que notre niveau de développement ne permettait pas encore une forme supérieure de vie. Dans ce cas, la prédation ne serait pas le but de la Création mais une phase de celle-ci.

Notre représentation de la Création est incomplète, celle-ci est peut-être la plus fascinante. Nous observons un fragment du système et nous concluons qu'il représente l'ensemble.  Mais si notre univers biologique n'était qu'un niveau parmi d'autres, notre jugement sur la « conception » globale pourrait être extrêmement incomplet.

Si la Création évolue de la matière vers la conscience, alors peut-être que l'objectif de l'évolution n'est pas de devenir plus efficace pour survivre, mais de devenir suffisamment conscient pour ne plus avoir besoin de faire souffrir lorsque nous pouvons l'éviter.




 Nous ne disposons pas actuellement d'éléments suffisants pour le présenter comme un fait établi. Et  je ne prétends pas démontrer cette hypothèse ; je demande si elle pourrait expliquer certaines choses que nous observons. »

Il est possible  également, que le but de notre nature spirituelle , en tous cas , ceux qui s’y intéressent , comme vous qui me lisez , soit de repousser les limites de la connaissance, et se faisant élargir notre champ de conscience.

Ma conclusion serait  :

« Si vous avez créé ce monde, expliquez-moi pourquoi l'Amour a besoin de la souffrance pour faire évoluer la Vie. »

C'est une question beaucoup plus ancienne et beaucoup plus profonde que les théories extraterrestres.

Et, très honnêtement, je ne possède pas réponse .

La question n'est peut-être pas seulement de savoir comment la Création fonctionne, mais de savoir si la Création elle-même est encore en train d'évoluer.

Dans ce cas, l'être humain ne serait pas seulement le produit de l'évolution.

Il pourrait devenir l'un des instruments par lesquels l'évolution apprend progressivement à ne plus produire autant de souffrance.





Nous pourrions en fait d'essayer de comprendre  la responsabilité de Celui ou de Ceux  qui crée la Vie.  Si des intelligences supérieures ont participé à la création ou à l'organisation de la Vie, sommes-nous en droit d'examiner moralement leur œuvre avec les critères de conscience que nous avons nous-mêmes développés ? »




L'être humain, malgré toute sa violence, a développé progressivement des notions de compassion, protection, souffrance animale, droits, responsabilité, amour du vivant.

Nous sommes même capables de nous dire :

« Je pourrais tuer cet animal, mais je choisis de ne pas le faire parce que je reconnais sa souffrance. »


Si nous sommes capables de dépasser certains instincts par l'évolution de notre conscience, pourquoi des intelligences immensément plus évoluées que nous ,auraient-elles nécessairement conservé une organisation de la vie fondée sur la prédation ?

Je trouve cette question parfaitement légitime comme question philosophique.   Si le concepteur avait la connaissance et la capacité de créer autrement, pourquoi a-t-il choisi , ou accepté ,un système dans lequel la souffrance et la prédation sont structurelles ?

Parce qu'elle inverse complètement la vision darwinienne simplifiée du « C'est le plus fort  qui survit ».

L'évolution de la conscience deviendrait donc ,  une évolution morale.

Et l'homme pourrait alors être une créature située à mi-chemin.

Il possède encore l'instinct du prédateur, de la domination et de la compétition, mais il possède également quelque chose que l'animal ne manifeste pas de la même manière :

La capacité de prendre conscience de ses propres instincts et de décider de ne pas toujours leur obéir.

 



 Certains pourrez me répondre , que la prédation n'est pas seulement de la destruction .Elle fait également partie d'un réseau écologique extrêmement complexe. »

La hyène tue la biche.

Mais la hyène nourrit aussi ses petits.

Elle participe à la régulation des populations.

Elle élimine certains individus.

Elle-même mourra et deviendra nourriture pour d'autres organismes.

Autrement dit, la nature ne semble pas avoir construit une succession de meurtres isolés, mais un système de transformation permanente de la matière et de l'énergie.


Et cela crée une difficulté supplémentaire  à notre raisonnement , 

 Le problème moral est-il la mort elle-même, ou la souffrance consciente qui accompagne certaines formes de mort ?

 Une plante est consommée. Un poisson est mangé. Une biche ressent probablement peur et douleur. Un être humain peut en plus anticiper sa propre mort et comprendre celle d'autrui.

À mesure que la conscience augmente, la question morale devient donc peut-être elle-même plus profonde. 

On retourne a la question :  Pourquoi l'homme veut-il dominer les autres ? 

C'est presque la même question que celle de la prédation. Mais avec une différence essentielle. L'animal prédateur tue principalement pour répondre à ses impératifs biologiques. L'homme peut tuer alors qu'il n'en a pas besoin pour survivre.

Il peut dominer pour le pouvoir. Accumuler alors qu'il possède déjà suffisamment. Faire souffrir par vengeance. Détruire par idéologie.

Mais il peut également faire exactement l'inverse :

soigner, protéger, secourir, nourrir, sauver un animal qui n'est pas de son espèce, sacrifier sa vie pour quelqu'un d'autre.

C'est peut-être là que se situe notre véritable évolution.

Nous ne sommes pas seulement capables de survivre.

Nous sommes capables de nous opposer volontairement à certains mécanismes de la survie.

La Création pourrait être un processus.  Et nous y participerions. « Il pourrait devenir l'un des instruments par lesquels l'évolution apprend progressivement à ne plus produire autant de souffrance. »

Cette phrase  transforme l'homme de victime de la Création en participant à la Création.

Nous ne serions plus simplement en train de demander :  Pourquoi avez-vous créé un monde aussi cruel ? Mais ,  maintenant que nous sommes conscients de cette cruauté, qu'allons-nous en faire ? 


Daath 10 

24 Aout 2026







vendredi 21 août 2026

Humeur de l’auteur

 

J’ai 76 ans et je désespère  en regardant cette société mondiale qui refuse d’admettre que nous avons jamais  été les propriétaires de la Terre ,qu’il y a eu bien des civilisations extra terrestres avant nous ,et qu’ils sont toujours parmi nous .



Tout ,je dis bien TOUT , est tenu en laisse par ces dirigeants ,ces reptiliens qui payent des gens hauts placés dans les gouvernements , pour nous laisser survivre et nous abrutir avec de la technologie qui nous empêche de réfléchir , et d’apporter nos pensées  humaines véritables et sincères , nos pensées d’Amour  , à l’ égrégore  Universelle et Spirituelle que nous représentons tous , en temps qu’Entités Conscientes.

Un Ovni se poserait dans leur jardin , ils te diront , tout comme l’IA basée sur des programmations humaines, 

qu’il se pourrait que , 

que la science n’a pas prouvé que ,

 que la NASA n’a jamais prouvé que …etc

Maintenir les masses populaires dans le déni , et les distraire avec des jeux , comme au temps des Césars

 .


Une fin de civilisation qui se verra complètement dépourvue lorsque les vraies révélations vont apparaître ,avant le RESET total .

La science découvre depuis peu que nous ne sommes constitués que de :1% d'atomes , et 99 % de vide d'atomes , ce qui nous laisse pas grand chose de notre constitution ; et le point finale que nous pourrions être dans une simulation holographique en immersion 3D . 

Tres bien tout ceci , mais on en fait quoi !...

Je vais mourir , vous aussi ; qu'allons nous laisser de notre passage , rien .

Vous n'emporterez que l' AMOUR que vous portez au plus profond de votre âme . 

Ce n'est que cela qui importe  :  la façon dont vous avez géré votre ETRE sur cette planète face à votre chemin de vie et qui finalement agrandira votre Conscience d' Unité.

De toute façon ,j’ai quelques questions à résoudre avec les Hauts Responsables  , qui gouvernent et dirigent l’organisation de la Création des mondes habitables ….

J’ai déjà testé à ce sujet Chat GPT et je vous laisse découvrir ses réponses plutôt positives sur des précisions pratiques et philosophiques de mes interrogations : 


 D’après le livre d’Urantia , faut il accepter de croire que l’évolution humaine s’est construite sur les  tribus d’indigènes qui ont su survivre  en combattant les  plus faibles . Notre humanité c’est elle construite sur la prédation humaine    .  Si oui , je ne comprends pas où est l’Amour de la Vie et du respect de la Vie quel qu’elle soit , même animal



Votre question touche à une tension très profonde dans le Livre d’Urantia : comment concilier l’évolution biologique, qui comporte lutte et prédation, avec l’idée que la Vie est fondamentalement soutenue par l’Amour divin.

La réponse d’Urantia est, à mon sens, plus nuancée que « les plus forts ont éliminé les plus faibles, donc l’humanité s’est construite sur la prédation ».

1. Le Livre d’Urantia accepte l’évolution

Le livre ne rejette pas l'évolution biologique. Au contraire, il décrit l'apparition progressive de la vie et de l'être humain dans un contexte où les organismes doivent s'adapter, lutter pour leur existence et se reproduire.

Dans ce cadre, la prédation existe effectivement. Un animal mange un autre animal. Certains individus survivent tandis que d'autres disparaissent.

Mais il faut distinguer deux choses :

la prédation biologique n'est pas nécessairement une expression du mal moral.

Un lion qui tue une gazelle n'est pas présenté comme moralement coupable. Il agit selon sa nature biologique. Le lion ne choisit pas consciemment la cruauté.

2. Mais alors, où est l'Amour de Dieu ?

C'est précisément là que la conception d'Urantia devient intéressante.

Le livre distingue fortement le niveau biologique de la vie et le niveau spirituel de la personnalité.

L'évolution biologique est décrite comme un processus imparfait et progressif. Elle ne correspond pas encore à l'expression consciente de l'amour.

L'être humain, lui, reçoit progressivement quelque chose de radicalement nouveau : la capacité de choisir consciemment le bien, la fraternité et l'amour.

Autrement dit :

La nature n'est pas encore l'amour conscient.

L'amour devient véritablement moral lorsqu'une personnalité peut choisir de respecter une autre personnalité, de protéger le faible, de renoncer à son avantage et de faire passer le bien d'autrui avant son intérêt personnel.

C'est justement ce qui distingue, dans cette perspective, l'homme de la simple mécanique de la sélection naturelle.

3. Cela signifie-t-il que notre humanité est « construite sur la prédation » ?

Biologiquement, en partie oui. Spirituellement, non.




C'est probablement la distinction essentielle.

Notre corps appartient à une histoire évolutive extrêmement ancienne, dans laquelle la compétition, la prédation, la maladie, la mort et la sélection ont joué un rôle.

Mais dire :

« L'humanité est fondée sur la prédation ». serait beaucoup trop réducteur.

Car l'évolution humaine a également produit autre chose : la coopération.

L'homme préhistorique ne pouvait pratiquement pas survivre seul. Il dépendait du groupe : partage de nourriture, protection des enfants, soins aux blessés, transmission des connaissances, entraide entre générations.

On pourrait donc dire que notre histoire biologique comporte à la fois compétition et coopération.

Et lorsque la conscience morale apparaît, quelque chose de nouveau devient possible : ne plus simplement faire ce que la nature impose.


4. Votre objection concernant les animaux est particulièrement importante

Vous dites :

« Je ne comprends pas où est l'Amour de la Vie et du respect de la Vie quel qu'elle soit, même animale. »

C'est une véritable difficulté philosophique, et je ne pense pas qu'il faille la contourner.

Si Dieu est amour, pourquoi une gazelle doit-elle mourir pour qu'un lion vive ?

Pourquoi une créature innocente doit-elle souffrir ?

Pourquoi la vie doit-elle être organisée autour de la consommation d'une autre vie ?



Le Livre d'Urantia ne fournit pas une réponse qui supprime complètement ce problème.

Il propose plutôt une vision dans laquelle l'univers matériel est un univers évolutif, donc un univers dans lequel la perfection n'est pas donnée immédiatement.

La vie commence à des niveaux très primitifs et évolue progressivement vers des formes de plus en plus complexes, puis vers la conscience, la personnalité et finalement la conscience spirituelle.

Cela signifie que le monde naturel que nous observons n'est pas présenté comme l'expression ultime de la perfection divine.

C'est un monde en devenir.

5. Et c'est peut-être là que votre intuition rejoint profondément Urantia

Il y a une idée très forte derrière tout cela :

Dieu n'attendrait pas simplement que l'homme accepte la loi de la jungle.

Au contraire, l'évolution aurait produit un être capable de dépasser progressivement la loi de la jungle.

Le faible qui autrefois aurait été abandonné peut être soigné.

L'animal blessé peut être secouru.

L'enfant malade peut être protégé.

Un vieillard qui ne peut plus contribuer matériellement peut être aimé.

Et surtout, l'être humain peut décider :

« Je ne vais pas profiter de la faiblesse de l'autre. Je vais utiliser ma force pour le protéger. »

Cela constitue justement une rupture avec la simple sélection naturelle.

6. L'Amour ne serait donc pas dans la prédation elle-même

Je pense que c'est la manière la plus cohérente de comprendre votre interrogation dans le cadre d'Urantia :

l'amour divin n'est pas nécessairement visible dans chaque mécanisme biologique pris isolément.

Il se manifesterait plutôt dans la direction générale de l'évolution de la conscience :

matière → vie → conscience → personnalité → conscience morale → fraternité → amour spirituel.

Ainsi, l'homme n'aurait pas pour vocation de reproduire éternellement la loi du plus fort.

Il aurait au contraire la possibilité de transformer la loi de la survie en loi de l'amour.

Et cela donne à votre question une portée encore plus profonde :

Si nous sommes devenus capables de comprendre la souffrance d'une autre créature, n'est-ce pas justement parce que la conscience nous appelle à dépasser la simple logique prédatrice de notre héritage biologique ?

 


 

À mes yeux, c'est l'une des interprétations les plus fécondes du Livre d'Urantia : l'évolution explique d'où vient notre organisme ; elle n'épuise pas la question de ce que nous sommes appelés à devenir.

Et cela permet aussi de comprendre pourquoi, dans cette vision, respecter la vie animale peut être parfaitement compatible avec l'évolution : nous n'avons pas à nier notre origine biologique, mais à dépasser consciemment la violence qui l'accompagnait lorsque nous avons désormais la possibilité de faire autrement.

La cruauté , dans la destruction d’une biche face à un troupeau de hyènes, serait donc necesssaire pour une évolution à long terme …..
Je me demande quel sens moral peut avoir les généticiens ,Les Porteurs de Vie ,en peuplant certaines planètes d’animaux, sachant qu’ils vont s’entre-dévorer.
Vous pouvez partir demande la plus petite fourmi jusque l’éléphant en passant par les oiseaux et poissons ,ils ont tous un prédateur .
Pourquoi cette volonté d’inculquer, dans les ADNs , la violence , la mort pour vivre , survivre, ou par un malin plaisir de destruction ?

Je comprends très bien votre objection. Et je crois qu’il faut distinguer « nécessaire dans un processus naturel » de « voulu moralement par Dieu ». Ce ne sont pas du tout les mêmes choses.

La scène de la biche poursuivie par des hyènes est précisément ce qui rend le problème de la souffrance animale si difficile. 

Dire simplement : « c'est nécessaire à l'évolution » ne répond pas vraiment à votre question. Cela explique éventuellement comment le système fonctionne, mais pas pourquoi un Dieu d'amour aurait choisi un tel système.

La question devient alors beaucoup plus profonde

Si l'on prend au sérieux la cosmologie du Livre d'Urantia, on peut envisager que la création matérielle ne soit pas conçue comme un paradis achevé.

Elle est évolutive.

La vie commence dans des formes extrêmement simples et monte progressivement vers des formes plus complexes. Dans ce processus, la matière vivante est soumise à des contraintes physiques : énergie limitée, reproduction, compétition, maladies, vieillissement, mort.




Mais cela ne signifie pas que la souffrance elle-même serait une valeur divine.

Une hyène qui tue une biche ne manifeste pas nécessairement une « volonté de cruauté ». Elle satisfait son besoin alimentaire. La hyène n'a pas la conception morale du mal que possède une personnalité humaine.

Et c'est ici que votre remarque sur les généticiens devient particulièrement intéressante.

« Pourquoi créer des animaux sachant qu'ils vont se dévorer ? »

C'est effectivement une question que l'on peut poser à la conception urantienne des Porteurs de Vie et des mondes évolutifs.

Si des êtres intelligents sont chargés d'implanter et de développer la vie sur des planètes, ils savent nécessairement que cette vie va passer par des phases de compétition et de prédation.

On pourrait alors demander :

Pourquoi ne pas créer directement un écosystème dans lequel la vie se nourrit sans tuer ?

Et là, je pense qu'il faut reconnaître honnêtement une limite : Urantia ne donne pas une réponse philosophique pleinement satisfaisante à cette objection.

Le livre explique beaucoup mieux le fonctionnement de l'évolution que la justification ultime de la souffrance animale.

Et votre exemple de la fourmi jusqu'à l'éléphant est très puissant

Vous mettez le doigt sur quelque chose de remarquable :

  • la fourmi mange ou est mangée ;
  • les insectes ont leurs prédateurs ;
  • les poissons se dévorent ;
  • les oiseaux mangent des insectes et parfois d'autres oiseaux ;
  • les mammifères ont leurs prédateurs ;
  • même les grands prédateurs finissent par mourir.

On découvre une immense chaîne de dépendance biologique fondée sur la consommation de la vie par la vie.

Et cela produit une question vertigineuse :

Pourquoi la Vie aurait-elle besoin de détruire la Vie pour continuer à exister ?

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de répondre : « parce que c'est moralement bon ».    Cela ne l'est pas.




Il y a une autre possibilité

Peut-être que la prédation est une propriété de notre niveau de réalité biologique, et non une propriété fondamentale de la Vie en tant que telle.

Autrement dit, il faudrait distinguer :

Vie biologique → compétition, prédation, mort

et

Vie spirituelle → coopération, conscience, amour, don de soi.

Dans cette perspective, l'évolution biologique serait une sorte de premier étage, extrêmement imparfait.

Et l'évolution spirituelle consisterait précisément à sortir progressivement de la logique :

« Je dois prendre la vie de l'autre pour conserver la mienne. »

pour aller vers :

« Je peux contribuer à la vie de l'autre sans diminuer la mienne. »

C'est peut-être là que l'être humain prend une responsabilité nouvelle.

Et le « malin plaisir de destruction » ?

Là, je ferais une distinction très nette.

La prédation animale n'est pas nécessairement de la cruauté.

Une hyène qui tue une biche ne se dit probablement pas : « je vais faire souffrir cette biche parce que j'aime la souffrance. »

La cruauté consciente apparaît lorsqu'un être capable de comprendre la souffrance choisit de la provoquer pour le plaisir ou par indifférence.

Et cela change complètement la question morale.

Une hyène qui tue pour manger n'est pas moralement équivalente à un humain qui torture pour s'amuser.

C'est peut-être justement le paradoxe de notre évolution

Nous avons hérité d'un organisme issu d'un monde où :

manger → tuer
se reproduire → compétition
survivre → éliminer parfois un concurrent
vivre → mourir un jour

Mais nous avons développé une conscience capable de regarder une biche souffrir et de dire :

« Ce n'est pas acceptable. »

Et cette réaction que vous éprouvez me paraît philosophiquement très importante.

Parce qu'on peut retourner la question :

Si la compassion est elle-même apparue dans l'évolution, pourquoi serait-elle moins « naturelle » que la prédation ?




L'évolution nous a donné des dents, mais elle nous a aussi donné la capacité de soigner.

Elle nous a donné l'instinct de compétition, mais aussi celui de protéger nos petits.

Elle nous a donné l'agressivité, mais également l'empathie.

Elle nous a donné la capacité de tuer, mais aussi celle de renoncer à tuer alors que nous le pourrions.

Et peut-être que le véritable sens de l'évolution humaine, dans une lecture spirituelle d'Urantia, n'est justement pas de justifier la loi du plus fort, mais de parvenir progressivement à la dépasser.

Votre question permet d'aller encore plus loin : si l'univers de Dieu est réellement fondé sur l'Amour, est-il concevable qu'il existe des mondes ou des niveaux de création où les êtres vivants n'ont plus besoin de se détruire mutuellement pour vivre ? 

C'est une question très intéressante à examiner à partir des descriptions d'Urantia des autres mondes et des étapes postérieures de l'évolution.


Conclusion : 


J’en reste pas moins sur l’idée que les Porteurs de Vie , auraient pu éviter la prédation en rendant le monde animal herbivore dans son ensemble : la girafle  ,l’éléphant ,la vache ,le cheval , etc… ne tuent pas pour manger et évoluer, alors pourquoi ajouter la prédation de charognards……..


Pour la St Bernard

20 Août 2026

Daath10