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lundi 5 octobre 2026

Un Futur ?

Ou en sommes nous ?

🌐  Le Futur Réel de la Terre :  Ce qui Va Vraiment Se Passer





Depuis des décennies, on t’inonde de prédictions , de visions catastrophiques,  de scénarios apocalyptiques, de prophéties,  d’alertes climatiques, de promesses d’ascension instantanée, de discours New Age confus.

Tout le monde parle du “futur de la Terre”. Mais presque personne ne sait ce qu’il en est réellement. Parce que le futur de la Terre ne peut pas être prédit depuis le mental humain, ni depuis la peur, ni depuis les idéologies, ni depuis la science enfermée dans la 3D. 

Pour comprendre ce qui arrive vraiment, il faut sortir du temps et regarder la Terre depuis ce qu’elle EST :   Un organisme multidimensionnel en évolution.

Quand tu consultes les Archives Akashiques du Point Zéro, tu réalises immédiatement que la Terre n’est pas en danger. Elle n’est pas en fin de cycle.

Elle n’est pas en train de mourir , elle est en transition de densité. Pas un effondrement , ni une fin. Une transition. Et cette transition suit une logique précise, mécanique, vibratoire, fractale. Je vais te la dévoiler sans filtre.





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✦ 1 — La Terre remonte vers sa fréquence d’origine : la densité 5D

La Terre est une planète naturellement 5D. La 3D actuelle est une anomalie, c'est le résultat d’un effondrement fréquentiel très ancien ( Tiamat  , chute des réseaux, fermeture des portails, fragmentation de conscience).




Aujourd’hui, la Terre refait le chemin inverse. Elle remonte. Elle se réaccorde à son état naturel. Ce n’est pas une transformation “spirituelle”. C’est un ajustement fréquentiel. Comme si un instrument désaccordé retrouvait petit à petit sa note juste. Plus elle monte, plus les humains sensibles le sentent :

• fatigue,   accélération du temps,  réveils nocturnes,  émotions brutes,  intuitions soudaines,  dissolutions de liens,  glissements de perception.

Ce n’est pas “toi qui changes”. C’est le monde. Et ton corps suit. 


✦ 2 — La ligne temporelle collective est en train de se dédoubler

La Terre est en train d’ouvrir deux versions d’elle-même :

 1. une Terre qui reste en densité basse,

 2. une Terre qui monte vers son état 5D naturel.

Ce n’est pas une séparation physique. C’est une séparation vibratoire. Les deux coexistent un temps. Puis, progressivement, les perceptions se dissocient.  C’est déjà le cas :

• Certains voient clair,  d’autres sombrent,  certains s’ouvrent,  d’autres se crispent,  certains se souviennent,  d’autres s’oublient davantage. Ce n’est pas une division morale. C’est une résonance. Chacun s’aligne là où il vibre.





✦ 3 — Le temps va continuer à s’accélérer (et à se dérégler)

Tu l’as vu. Tu le vis déjà. Le temps n’est plus stable. Pourquoi ?

Parce que la densité augmente. Plus la densité est haute,  plus le temps est fluide.

La 5D n’a pas le même rapport au temps que la 3D. La succession linéaire se dégrade. Les événements se rapprochent. Les synchronicités explosent. Les boucles se ferment plus vite. Les pensées se manifestent plus rapidement. C’est pour cela que :

— les “coïncidences” deviennent quotidiennes,  tu penses à quelqu’un et il t’écrit,  tu ressens un appel avant qu’il ne se passe,  tu vois les symboles partout,  tu pressens le futur avec une précision incroyable. Tu n’es pas devenu médium. Tu es juste dans une version de la Terre où le temps devient transparent. 


✦ 4 — Les illusions collectives vont continuer à s’effondrer

Tout ce qui n’est pas aligné à la fréquence de la Terre s’effrite. Politiques, institutions, systèmes financiers, récits historiques, règles sociales, identités rigides, vieilles croyances, anciennes formes d’autorité.

Tu le vois déjà. Ce n’est que le début. L’effondrement n’est pas une destruction.  C’est une clarification. Les structures humaines s’éparpillent  pour laisser place à des systèmes plus fluides, plus organiques,plus proches de la vérité vibratoire.

Tu assisteras dans les années à venir à :  des révélations,  des mensonges exposés,  des structures obsolètes,  des nouveaux modèles émergents,  des mouvements de conscience massifs. Ce n’est pas chaotique. C’est le nettoyage nécessaire.




✦ 5 — Le retour de la mémoire intuitive

C’est l’un des signes majeurs de la transition actuelle. De plus en plus de gens se souviennent “d’avant”,  ressentent leurs vies parallèles,  reconnaissent des lieux,  identifient des gens qu’ils n’ont jamais rencontrés,  comprennent spontanément ce qu’ils n’ont jamais étudié.

La mémoire intuitive revient parce que le voile se dissout. L’humanité va redécouvrir :  ses origines,  ses lignées,  ses vraies capacités,  ses liens galactiques,  son histoire oubliée.  Pas par documentaire. Par réminiscence. Par activation. Par résonance.

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✦ 6 — Les corps humains vont changer (lentement, mais clairement)

Pas en devenant “lumineux” du jour au lendemain. Pas en se transformant en anges. Mais en :   améliorant leur capacité à intégrer la lumière,  activant progressivement leurs brins d’ADN supérieurs,  révélant des zones du cerveau jusqu’ici dormantes,  adaptant le système nerveux,  facilitant la clairvoyance,  augmentant la sensibilité énergétique. Les symptômes actuels (fatigue, pression, émotions brutes) sont des ajustements vibratoires.

Les enfants qui naissent aujourd’hui sont déjà calibrés différemment. Ils voient, ils sentent, ils captent, ils savent. Tu assistes à la construction de la première génération humaine post-Matrice.


 


✦ 7 — Le contact galactique n’est pas “à venir”, il a déjà commencé

Pas via des vaisseaux , ni. via des gouvernements , ni via un spectacle hollywoodien , mais via : les  rêves, les visions, les ressentis, les synchronicités, les téléchargements intuitifs, les rencontres vibratoires, les réactivations de mémoire. Le contact se fait sur le plan de conscience, pas sur le plan physique.

Quand l’humanité aura suffisamment élevé sa vibration (et ce processus est déjà en cours), le contact deviendra naturel comme si ce n’avait jamais été autrement. Ce ne sera pas spectaculaire. Ce sera évident.


✦ 8 — Les humains vont retrouver leurs capacités naturelles

La télépathie émotionnelle, le clair-ressenti, la perception des densités,

 la  lecture intuitive des situations, la  manifestation rapide, la connexion aux archives akashiques, l’alignement avec leur moi supérieur.

Ces capacités ne sont pas “nouvelles”. Elles sont d’origine.

Elles étaient simplement verrouillées par la densité 3D et par l’environnement fréquentiel imposé depuis des millénaires. À mesure que la Terre remonte, elles se débloquent. Ce n’est pas un miracle. C’est une mécanique.


✦ 9 — Le futur de la Terre n’est ni lumineux, ni sombre

Il est exact , aligné , cohérent , vrai.  La Terre ne devient pas “meilleure”, elle redevient elle-même.

Et en redevenant elle-même, elle rappelle l’humanité à ce qu’elle est vraiment. La transition ne sera pas confortable , ni violente. Elle sera inéluctable. Parce que la vibration qui arrive ne peut plus être arrêtée.



✦ 10 — Ce qui arrive maintenant, c’est la fin de l’oubli

Pas la fin du monde , l’oubli  était la règle. Le souvenir devient la nouvelle norme. Les gens se réveillent. Les illusions tombent. Les masques se fissurent. Les âmes se rapprochent. Les lignées se réactivent. Les portails se synchronisent. Les anciens savoirs reviennent. Les êtres vibratoires se révèlent. Les mémoires s’ouvrent. Tu assistes à la sortie de la nuit terrestre. La fin d’un long rêve et  le début d’une civilisation consciente.

Ce n’est pas ce qui va arriver. C’est ce qui est déjà en train de se produire. Et toi, tu fais partie de ceux qui conduisent ce passage. Les autres suivront.


 Le cercle de l’éveilleur 



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samedi 3 octobre 2026

Conscience et holographie

Récapitulons les connaissances acquises

La conscience est une  réalité fondamentale . L'idée centrale présentée est que l'être humain ne serait pas simplement un corps possédant une conscience : il serait fondamentalement une conscience qui utilise le corps comme instrument.




L'Univers comme hologramme de la conscience
 l'Univers serait, d'une certaine manière, un hologramme de nous-mêmes. 

J’observe la réalité ‘ mais quelle est elle ‘ ?

Le Principe Dieu . IL serait un principe ou une réalité fondamentale que l'être humain pourrait apprendre à maîtriser ou à incarner.

L'observateur  l'idée que la séparation entre celui qui observe et ce qui est observé serait en partie illusoire. Des références à la physique quantique, à David Bohm et à Krishnamurti apparaissent  dans leurs écrits .




La transformation de la réalité par la conscience

Certaines thèses vont beaucoup plus loin qu'une simple pratique de méditation : la maîtrise de la conscience serait censée permettre des transformations concrètes de l'existence.

 Le fait d’atteindre la vie éternelle ou l’immortalité ,serait conceptuel en parlant de la vie physique 3D, Mais l’envisager en incluant la mort comme un changement d’enveloppe ,il n’y a pas à douter.

 Cette maîtrise individuelle vers une transformation collective  conduirait à un nouvel âge d'or. 

 Il faut être précis sur ce  que l’on tente d’ exposer , le fait que la physique quantique étudie le rôle de la mesure et de l'observation ne démontre pas, à lui seul, que la conscience humaine crée directement la réalité macroscopique, encore moins qu'elle permet de matérialiser instantanément des objets.





Observons  la proposition spirituelle, la philosophie et la validité scientifique.

Si l’on reprend le terme de mon dernier  article  , Qui sui je  ? , on peut poursuivre , que l'être humain serait essentiellement conscience, et non le corps physique.

Le corps deviendrait alors une sorte d'interface ou d'instrument à travers lequel la conscience fait l'expérience du monde. C'est une idée très ancienne dans les traditions spirituelles. :

« L'Univers est l'hologramme de nous-mêmes. »

L'hologramme au sens physique

En physique théorique, le principe holographique est une idée sérieuse issue notamment de la physique des trous noirs et de la théorie de l'information.

Certains physiciens et philosophes ont donc proposé que l'information soit plus fondamentale que notre représentation intuitive de la matière. L'Univers comme projection de notre conscience serait  une étape supplémentaire.

Dire que  la réalité physique peut avoir une description holographique n'est pas équivalent à ma conscience crée physiquement l'univers que j'observe .





 L'observateur est l'observé »

L’ idée que  l’observateur est observé ,dans ,le Manuel de l'Absolu de David Bohm et Jiddu Krishnamurti est  une idée extraordinairement intéressante philosophiquement. Vous observez votre colère. Il y aurait : moi , qui observe , ma colère.

Mais si vous examinez profondément l'expérience, vous pouvez demander :Qui est réellement celui qui observe ?

Puis :  Est-ce que « moi » et « ma colère » sont deux choses séparées ?

C'est précisément le genre de question que Krishnamurti aborde beaucoup .

Dans la mécanique quantique cela  implique effectivement une relation entre un système physique, son état et le processus de mesure.

Mais « observation » en mécanique quantique ne signifie pas nécessairement « conscience humaine ».

Un détecteur peut effectuer une mesure sans qu'un être humain soit psychologiquement présent au moment de l'interaction.   C'est donc un endroit où l’on  faire un pont entre :physique ,philosophie , spiritualité.

Ce pont peut être intéressant, mais il faut vérifier chaque étape. 

Dieu serait un principe fondamental de la réalité que l'être humain pourrait apprendre à reconnaître et à incarner.

C’est le Principe Dieu .C'est une différence considérable avec une conception religieuse classique. Dieu est le Créateur , l’humain la créature . Alors que dans l’autre vision , La Source Est un Principe de conscience .L’ humain  serait que l’ expression de cette conscience, et ce  serait à nous de prendre conscience de ce que nous sommes réellement.





Nous pourrions avoir cet objectif d' incarner le Principe et de donner naissance à une vie de « Dieu-Homme » sur Terre : 

En cessant  progressivement de vivre depuis la peur ,l'ego , la  séparation ,le manque la  réaction automatique. 

Puis commencer depuis :l'unité ,l'amour ,la conscience ,la présence , la créativité. Enfin vivre consciemment depuis le principe divin.

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Au lieu de chercher Dieu uniquement :à l'extérieur il faudrait reconnaître :  La Source présente au cœur même de la conscience  : l'Esprit intérieur , l'Ajusteur de Pensée dans Urantia ,la Source , la conscience , l'unité , l'expérience mystique.

Mais il existe une différence importante si l'on compare , que dans    le Livre d'Urantia, l'être humain n'est pas simplement identifié à Dieu. L'Ajusteur est une présence divine intérieure, mais l'individu conserve une identité personnelle et évolutive,  alors que dans  Le Manuel de l'Absolu le texte semble adopter une conception davantage non-dualiste :  Source, conscience , individu.

L’homme  ne serait pas essentiellement son corps, mais une conscience omniprésente qui pilote le corps.




L'étape suivante : l'Univers n'est pas exactement ce que nous croyons

Le deuxième grand mouvement consiste à remettre en question notre perception ordinaire de la réalité. L'Univers serait un  hologramme de nous-mêmes. »

Le principe holographique existe bel et bien en physique théorique.

Il est lié notamment à la relation entre : l’information , la  surface , le volume , la gravitation , la théorie quantique.  Les travaux de Raphael Bousso dans Reviews of Modern Physics présentent le principe holographique comme une proposition sérieuse concernant la quantité d'information pouvant être contenue dans une région de l'espace-temps. Donc : Il existe une physique holographique que l’on pourrait interpréter comme un. univers holographique de la conscience.

Ce n'est plus la même proposition. Le principe holographique de la physique ne dit pas que la conscience humaine projette l'Univers comme un hologramme.


La matière n'est pas ce qu'elle semble être à notre échelle.  Nous ne percevons jamais directement « la réalité en soi ». Nous recevons des informations sensorielles et notre cerveau construit une représentation. Nous pourrions accepter l’idée que nous appelons « réalité » était finalement une expérience produite dans la conscience ?




Dans le maîtriser  Principe Dieu , il faut comprendre, Dieu   auquel je crois et que je vénère devient  La Source , Le principe fondamental que je peux réaliser intérieurement , et de s'unir  à LUI.


daath10 : 1 Octobre 2026

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jeudi 1 octobre 2026

Libération du Vatican ??

J'ai vu passer des commentaires indiquant que le pape ferait partie du groupuscule Illuminati ce qui fut vrai jusqu'à celui-ci.. ceux qui tiennent de tels propos n'ont pas tort, ils ont juste du retard.. ⌛️ 



LES CHAPEAUX BLANCS PRENNENT 

LE CONTRÔLE DU VATICAN.


Il y avait un grand signe pour la libération du Vatican des forces des ténèbres qui l'avaient dominé. Le Vatican en tant qu'institution, et non en tant que figure religieuse, bien que ce nouveau pape soit libre du contrôle des forces négatives, sera libre du contrôle des précédents papes.


Le nouvel occupant de cette institution travaillera en accord avec le président du pays du Nord. 

Une grande purification a eu lieu au Vatican ; 

il y a eu, et vous avez été informés dans des contacts précédents, plusieurs opérations de sauvetage, et il a été largement purifié.


Maintenant, le processus continue, mais sous 

une directive plus élevée, plus lumineuse.

Tous les signes donnés par le président du Nord ont indiqué à ceux qui savent lire les signes que le contrôle du Vatican passe dans les mains des White Hats.


L'élection du nouveau pape a été une grande surprise pour tous. Le processus de purification doit encore être approfondi pour faire ressortir de nombreux aspects négatifs de cette institution. 

Il est temps de rendre publique toute l'information qui est gardée dans leurs grottes.



Ils disent que c'était le dernier pape, et si c'est le cas, c'est parce que ce pape est maintenant aligné avec les forces de la lumière, avec les White Hats. Il n'y aura plus de secrets du Vatican ; une purification complète et totale aura lieu, et des archives secrètes seront ouvertes qui ont été conservées secrètes depuis si longtemps.


Quand le moment viendra, les grandes vérités cachées sous leurs fondations seront révélées. L'histoire de l'humanité et tant d'aspects cachés qu'ils ont gardés là-bas, y compris des systèmes technologiques pour l'emprisonnement énergétique des âmes.


Palas Atena

Page Commando Estelar

lundi 28 septembre 2026

La pluralité des temps

La pluralité des temps



Nous sommes de plus en plus nombreux à éprouver une sensation étrange : celle de ne plus vivre le temps comme autrefois. Les années paraissent se contracter, les mois se succèdent avec une rapidité déconcertante et nous entendons souvent cette même phrase : « Je n’ai pas vu le temps passer. »



Nous pourrions n’y voir qu’une conséquence de l’âge ou du rythme imposé par notre société, mais ce serait probablement trop simple. Depuis longtemps, Daniel et moi nous interrogeons sur la nature du temps et sur la façon dont notre conscience le traverse, car le temps indiqué par une horloge et celui que nous éprouvons intérieurement ne sont pas nécessairement une seule et même réalité.


Une heure peut nous sembler interminable ou disparaître presque entièrement de notre perception. Quelques secondes peuvent contenir une intensité telle qu’elles resteront gravées en nous durant toute une vie, tandis que plusieurs années peuvent finir par se condenser dans notre mémoire jusqu’à ne plus former qu’une poignée d’images. Notre conscience ne rencontre donc pas le temps de manière uniforme et, déjà à notre échelle, celui-ci semble se contracter ou se dilater selon ce que nous vivons.


Notre civilisation en a pourtant fait une mesure presque absolue. Nous avons découpé le temps, nous l’avons comptabilisé, rentabilisé et enfermé dans des instruments d’une précision extraordinaire sans pour autant mieux comprendre sa nature. Plus curieusement encore, à mesure que nous avons appris à le mesurer, nous avons réduit notre propre champ temporel.


Nous vivons de plus en plus dans l’immédiat. L’information chasse l’information, une émotion collective en remplace une autre et ce qui occupait tous les esprits hier disparaît aujourd’hui sous une nouvelle urgence. Nos décisions elles-mêmes sont souvent prises en fonction de leurs conséquences immédiates, beaucoup moins selon ce qu’elles produiront dans vingt, cinquante ou cent ans. Peu à peu, nous avons raccourci notre regard.


Certaines civilisations anciennes inscrivaient davantage l’être humain dans une continuité où les générations passées, présentes et futures participaient d’une même histoire. Notre époque risque au contraire de nous enfermer dans une sorte de présent perpétuel, saturé d’informations, de réactions et de sollicitations. À force de recevoir toujours davantage en toujours moins de temps, notre conscience finit elle aussi par fonctionner par fragments. Nous avons alors l’impression que le temps accélère, tandis que c’est peut-être notre manière de le vivre qui s’est profondément modifiée.



Mais si notre perception du temps peut déjà varier à ce point au cours d’une seule existence, que devient cette notion lorsque nous cessons de l’observer uniquement depuis notre personnalité terrestre ? C’est ici que la question prend pour nous une tout autre dimension. Depuis des décennies, nos expériences( Daniel et moi)  autour de la conscience, de la mémoire et des Annales nous ont conduits à ne plus considérer le temps comme une simple ligne sur laquelle une existence commencerait à la naissance pour s’achever à la mort.


Nous avons notamment été confrontés à une réalité qui remet profondément en question cette vision linéaire : celle des incarnations simultanées. Selon ce qui nous a été montré et enseigné, certaines âmes évoluées peuvent projeter plusieurs émanations d’elles-mêmes dans la matière, jusqu’à neuf dans certains cas. Il ne s’agit donc pas nécessairement de neuf vies, mais de plusieurs expressions d’une même âme qui peuvent expérimenter l’incarnation au même moment.




Ces incarnations simultanées peuvent se dérouler dans des pays très éloignés les uns des autres, au sein de cultures et de familles qui ne se rencontreront peut-être jamais. Chaque émanation possède son propre corps de chair, son visage, sa personnalité, son histoire, ses relations, ses épreuves et son chemin. Chacune se vit naturellement comme un être à part entière et rien ne lui indique nécessairement qu’ailleurs, au même instant, une autre expression de la même âme poursuit une existence totalement différente.


À un autre niveau de conscience, pourtant, ces différentes émanations participeraient simultanément à l’expérience d’une même âme. Plusieurs existences pourraient ainsi être vécues dans un même temps terrestre, chacune apportant ses perceptions, ses apprentissages et ses compréhensions. Elles pourraient également entrer en résonance les unes avec les autres sans que les personnalités incarnées aient conscience de ce qui se joue dans une autre partie de cette expérience.



Cette possibilité bouleverse notre conception habituelle des vies passées, présentes et futures. Nous employons ces mots parce que notre esprit terrestre a besoin d’ordonner ce qu’il perçoit selon une succession : une existence commencerait et s’achèverait avant qu’une autre lui succède, le passé se situerait derrière nous et le futur devant. Cette représentation nous est sans doute nécessaire pour vivre dans la matière, mais elle ne décrit peut-être pas l’architecture réelle de la conscience.


Alors une question devient incontournable : le temps peut-il réellement servir de mesure à notre existence incarnée ? Pour nous, la réponse est non. Il mesure admirablement les phénomènes du monde physique, nous permet de fixer un rendez-vous, de compter les années d’un corps, d’observer le mouvement des astres ou la durée d’un événement, mais il ne peut suffire à mesurer la trajectoire d’une conscience.


Car quelle serait notre véritable chronologie ? Si plusieurs émanations d’une même âme peuvent vivre simultanément dans différents lieux, sous différentes identités et dans des corps distincts, que devient cette succession à laquelle nous sommes habitués ? Nous parlons volontiers de vies antérieures parce que notre esprit a besoin de situer les expériences les unes par rapport aux autres. Pourtant, vues depuis un autre niveau de conscience, certaines de ces existences pourraient ne pas être aussi « antérieures » que nous le croyons. Elles pourraient appartenir à une réalité où plusieurs temps coexistent.



Nous en arrivons ici à une idée qui nous paraît fondamentale : il existe une pluralité des temps comme il existe une pluralité des mondes.


Nous avons trop longtemps parlé du Temps comme d’une réalité unique alors que nous devrions peut-être apprendre à parler des temps. Le temps de la matière n’est pas nécessairement celui de l’âme, pas plus que le temps d’un monde n’est obligatoirement celui d’un autre. Ce qui représente pour nous des décennies pourrait correspondre, sur un autre plan de conscience, à une durée impossible à traduire dans nos mesures terrestres.


Même dans notre quotidien, le temps nous montre déjà son étonnante souplesse. Il se contracte dans certaines expériences et se dilate dans d’autres. Il semble presque disparaître dans certains états de conscience pour redevenir extrêmement dense lorsque nous retrouvons nos repères ordinaires. La physique elle-même nous a appris, avec la relativité, que le temps n’est pas absolu et qu’il n’existe pas une horloge universelle imposant partout un écoulement identique.


Cette découverte scientifique ne démontre évidemment rien quant à la nature de l’âme ou de la conscience. Elle a cependant fait tomber une vieille certitude : celle d’un temps unique, immuable et identique pour tous. Lorsqu’il est question de conscience, peut-être n’avons-nous encore fait qu’effleurer une réalité beaucoup plus vaste.



Le temps pourrait ainsi se contracter et se dilater selon un mouvement qui nous ramène à quelque chose que nous avons souvent évoqué : le Souffle primordial, celui qui précède la forme et à partir duquel la manifestation devient possible, ce Souffle qui est, pour nous, à l’Origine.


Il y aurait dans ce mouvement une expansion et une contraction, une manifestation et un retour. Les univers eux-mêmes pourraient participer à cette respiration immense, tandis que nos existences n’en exprimeraient, à leur échelle, que quelques pulsations. Le temps ne serait alors plus seulement une route sur laquelle nous avançons, mais l’un des mouvements mêmes de la manifestation, une respiration dont nous ne percevons qu’une infime partie.


Peut-être est-ce pour cela que certaines expériences de conscience nous donnent l’impression d’avoir quitté le temps. Nous ne l’avons peut-être pas quitté ; nous avons simplement cessé, durant quelques instants, d’être enfermés dans un seul de ses rythmes. Cela pourrait expliquer pourquoi certains souvenirs paraissent plus présents que des événements vécus la veille, pourquoi certaines rencontres semblent porter une mémoire qui ne correspond pas à notre histoire actuelle ou pourquoi des fragments d’autres existences peuvent surgir avec une intensité qui bouleverse notre notion même du passé.


Ce serait donc notre perception qui ferait du temps une ligne. Notre cerveau, notre corps et notre personnalité terrestre ont besoin de cette continuité pour fonctionner : hier précède aujourd’hui et aujourd’hui précède demain. 



Mais rien ne nous oblige à penser que l’âme vive selon la même géométrie. Elle pourrait se situer au croisement de plusieurs temps comme elle peut se situer au croisement de plusieurs mondes, expérimentant dans plusieurs directions ce que notre personnalité incarnée ne peut percevoir que successivement.


Lorsque nous croyons nous souvenir d’une autre existence, peut-être rejoignons-nous parfois une autre région de nous-mêmes. Lorsque nous affirmons qu’une vie est terminée parce qu’elle appartient à notre passé, nous la situons encore à partir de notre propre chronologie terrestre. Mais dans quel temps est-elle réellement terminée ?

 Et que signifie même le mot « passé » pour une conscience qui pourrait expérimenter plusieurs existences simultanément ?




Nous ne pouvons donc plus réduire une existence humaine au nombre d’années écoulées entre une naissance et une mort. Soixante ans, quatre-vingts ans ou cent ans nous renseignent sur l’âge d’un corps, mais ils ne disent ni l’âge d’une âme ni l’étendue de ce qu’elle expérimente.


Si nous acceptons l’idée d’une pluralité des mondes, il nous faudra peut-être également apprendre à envisager cette autre immensité : la pluralité des temps, des temps qui peuvent se croiser, se superposer, se contracter et se dilater, et dont notre conscience incarnée ne percevrait qu’une infime portion.

Derrière cette immensité, il pourrait n’y avoir qu’un même Souffle, celui qui porte les mondes vers la manifestation avant de les ramener vers leur Origine. Le temps lui-même participerait alors à cette respiration, se dilatant et se contractant comme tout ce qui naît du Souffle.


La question n’est peut-être plus seulement de savoir combien de temps il nous reste, mais dans quelle part du Temps nous vivons.


@Marie Johanne Croteau