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dimanche 9 août 2026

Les religions

 



 La religion se cramponne aux mœurs ; ce qui était est ancien et supposé sacré. C’est pour cette raison, et pour nulle autre, que les outils de pierre persistèrent longtemps dans l’âge du bronze et du fer. 

Vos archives contiennent le passage suivant : « Et, si tu me fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras point de pierres taillées, car, si tu emploies tes outils pour le faire, tu l’auras profané. » Même aujourd’hui, les Hindous allument le feu de leurs autels en employant une mèche à friction primitive. 

Au cours de la religion évolutionnaire, toute innovation a toujours été considérée comme un sacrilège. Le sacrement ne doit pas être composé d’aliments nouveaux et manufacturés, mais des aliments les plus primitifs : « La viande rôtie au feu et les pains sans levain servis avec des herbes amères. » Les usages sociaux de tous les types, et même les procédures légales, se cramponnent aux formes anciennes. : . ( . ) 

Quand les hommes modernes s’étonnent que les Écritures des différentes religions présentent tant de passages pouvant être jugés obscènes, ils devraient réfléchir et observer que les générations qui passent ont craint d’éliminer ce que leurs ancêtres avaient estimé saint et sacré. Une génération peut considérer comme obscènes bien des choses que les générations précédentes ont acceptées comme faisant partie des mœurs admises, et même des rituels religieux approuvés. 



Un grand nombre de controverses religieuses ont été occasionnées par les tentatives sans fin pour concilier des pratiques anciennes, mais répréhensibles, avec les nouveaux progrès de la raison, pour trouver des théories plausibles justifiant les crédos qui perpétuent des coutumes vétustes et désuètes. : . ( . ) 

Il serait toutefois stupide de vouloir accélérer trop soudainement la croissance religieuse. Une race ou une nation ne peut assimiler, dans une religion avancée, que les parties raisonnablement cohérentes et compatibles avec son statut évolutionnaire courant, et compte tenu de son génie d’adaptation. 

Les conditions sociales, climatiques, politiques et économiques exercent toutes une influence pour déterminer le cours et le progrès de l’évolution religieuse. La moralité sociale n’est pas déterminée par la religion, pas du moins par la religion évolutionnaire ; ce sont plutôt les formes de religion qui sont dictées par la moralité raciale. : . ( . ) Les races d’hommes n’acceptent que superficiellement une religion nouvelle et étrangère ; en fait, ils l’adaptent à leurs mœurs et à leurs anciennes manières de croire. 



On en trouve un bon exemple chez une tribu de la Nouvelle-Zélande dont les prêtres, après avoir nominalement accepté le christianisme, déclarèrent ensuite avoir reçu directement de Gabriel des révélations assurant que cette même tribu était devenue le peuple élu de Dieu, et ordonnant qu’il soit permis à ses membres de s’adonner librement aux relations sexuelles relâchées et à nombre de leurs autres coutumes anciennes et répréhensibles. 

Tous les nouveaux baptisés chrétiens adhérèrent immédiatement à cette version nouvelle et moins astreignante du christianisme..

 À un moment ou à un autre, la religion a sanctionné toutes sortes de lignes de conduite contradictoires et illogiques ; elle a pratiquement approuvé, à une époque donnée, tout ce que l’on considère maintenant comme immoral ou impie.

 La conscience, non enseignée par l’expérience ni aidée par la raison, n’a jamais été et ne pourra jamais être un guide sûr et infaillible pour la conduite humaine. 

La conscience n’est pas une voix divine parlant à l’âme humaine ; elle est seulement la somme totale du contenu moral et éthique des mœurs d’un quelconque stade d’existence courant ; elle représente simplement la conception humaine de la réaction idéale dans un concours de circonstances données.

 La religion a toujours été largement une affaire de rites, de rituels, d’observances, de cérémonies et de dogmes. En général, elle se souille d’une erreur qui provoque des discordes persistantes, l’illusion du peuple élu. 

Les idées religieuses cardinales — incantation, inspiration, révélation, propitiation, repentir, expiation, intercession, sacrifice, prière, confession, adoration, survie après la mort, sacrement, rituel, rançon, salut, rédemption, alliance, impureté, purification, prophétie, péché originel — remontent toutes aux temps très anciens de la peur primordiale des fantômes. : . ( . )


 La religion primitive n’est ni plus ni moins qu’un prolongement de la lutte pour l’existence matérielle englobant l’existence au-delà de la tombe

Les observances de ce crédo représentaient l’extension de la lutte pour subsister dans le domaine d’un monde imaginaire d’esprits fantômes. Mais, si vous êtes tentés de critiquer la religion évolutionnaire, faites attention. Rappelez vous qu’elle représente ce qui est arrivé ; c’est un fait historique. 

Souvenez-vous aussi que le pouvoir d’une idée quelconque ne réside pas dans sa certitude ou sa vérité, mais plutôt dans sa force de séduction sur les hommes. : . ( . ) 

La religion évolutionnaire ne prend pas de dispositions pour assurer des changements ou des révisions ; contrairement à la science, elle ne pourvoit pas à sa propre correction progressive. La religion évoluée commande le respect parce que ses fidèles croient qu’elle est La Vérité. « La foi transmise aux saints une fois pour toutes » doit, en théorie, être à la fois définitive et infaillible.

 La religion a handicapé le développement social de bien des manières, mais, sans religion, il n’y aurait eu ni moralité ni éthique durables, pas de civilisation digne de ce nom. 

La religion fut la mère de bien des cultures non religieuses ; la sculpture a son origine dans la taille des idoles, l’architecture dans la construction des temples, la poésie dans les incantations, la musique dans les chants d’adoration, le théâtre dans l’action pour guider les esprits et la danse dans les festivals du culte saisonniers. : . ( . ) 

Mais, tout en attirant l’attention sur le fait que la religion fut essentielle pour développer et préserver la civilisation, il faut noter que la religion naturelle a aussi beaucoup contribué à paralyser et à handicaper cette même civilisation qu’elle encourageait et entretenait par ailleurs. 

La religion a gêné les activités industrielles et le développement économique ; elle a gaspillé du travail et dilapidé des capitaux ; elle n’a pas toujours été secourable à la famille ; elle n’a pas favorisé de façon adéquate la paix et la bonne volonté ; elle a parfois négligé l’éducation et retardé la science ; elle a indument appauvri la vie sous prétexte d’enrichir la mort.

 La religion évolutionnaire, la religion humaine, a bien été coupable de toutes ces fautes, erreurs et bévues, et de bien d’autres ; elle a néanmoins réussi à maintenir une éthique culturelle, une civilisation morale et une cohésion sociale, et elle a permis à la religion révélée ultérieure de compenser ces nombreuses imperfections évolutionnaires. : . ( . ) 

La religion évolutionnaire a été l’institution humaine la plus couteuse, mais son efficacité fut incomparable. La religion humaine ne se justifie qu’à la lumière de la civilisation évolutionnaire. 

Si l’homme n’était pas le produit ascendant de l’évolution animale, alors ce cours du développement de la religion resterait sans justification. : . ( . ) La religion a facilité l’accumulation des capitaux ; elle a encouragé certaines sortes de travaux ; les loisirs des prêtres ont promu l’art et la connaissance ; en fin de compte, la race a beaucoup gagné comme conséquence de toutes ces erreurs initiales dans la technique éthique. 



Les chamans, honnêtes et malhonnêtes, furent terriblement onéreux, mais ils valurent tout ce qu’ils coutèrent. 

Les professions savantes et la science elle-même émergèrent des prêtrises parasites. La religion a encouragé la civilisation et assuré la continuité de la société ; elle a été la force de police morale de tous les temps. 

La religion a procuré la discipline humaine et la maitrise de soi, qui ont rendu possible la sagesse. La religion est le fouet efficace de l’évolution, qui pousse impitoyablement l’humanité indolente et souffrante à sortir de son état naturel d’inertie intellectuelle et à s’élever aux niveaux supérieurs de la raison et de la sagesse. : . ( . )

 La religion évolutionnaire, cet héritage sacré de l’ascension animale, doit toujours continuer à être raffinée et ennoblie par la censure constante de la religion révélée et par la fournaise ardente de la science authentique.


Présenté par un Melchizédek de Nébadon.




Daath10 :

Qu’est ce qu’un Melchizedek?


 LES Melchizédeks sont largement connus comme Fils de secours, car ils s’engagent dans une stupéfiante série d’activités sur les mondes d’un univers local. Quand un problème extraordinaire se pose ou qu’il faut tenter quelque chose d’inhabituel, c’est très souvent un Melchizédek qui en accepte la mission.

 L’aptitude des Fils Melchizédeks à opérer en cas d’urgence et sur des niveaux très diversifiés de l’univers, même sur le niveau physique de manifestation de la personnalité, est particulière à leur ordre.

 Seuls les Porteurs de Vie partagent, dans une certaine mesure, cette étendue métamorphique de fonctions de personnalité. : . ( . ) L’ordre Melchizédek de filiation universelle a été extrêmement actif sur Urantia ( Notre Terre ). 

Un corps de douze d’entre eux a servi en liaison avec les Porteurs de Vie.

 Un corps ultérieur de douze assura l’administration provisoire de votre monde peu après la sécession de Caligastia et conserva l’autorité jusqu’à l’époque d’Adam et d’Ève.

 Ces douze Melchizédeks revinrent sur Urantia après la défaillance d’Adam et d’Ève, et continuèrent ensuite comme administrateurs provisoires de la planète jusqu’au jour où Jésus de Nazareth, en tant que Fils de l’Homme, devint Prince Planétaire titulaire d’Urantia.




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